Esthétique du crade

 

Quand s’accélère le mouvement

(disons les pas, l’intrigue, le vent…)

Le poète, à l’inverse,  ralentit

Pour se figer au point le plus bas. 

 

Sous les immondices du vivant

L’humanité le renverse, le broie

Être un miasme, pourtant, ne le dérange pas.

C’est d’en deçà que le poète voit.

 

S’ouvre alors à lui une tâche immense,

Celle d’esthétiser la souffrance

(masturbation, schizophrénie, alcoolisme…)

L’inspiration vraiment, ne lui manque pas.

 

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